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Bonjour ou Bonsoir, Voilà, c'est un projet qui mûrit depuis que j'ai commencé à surfer sur le Net. Écrivain public de métier, il m'arrive d'écrire des livres pour les autres. Pourquoi ne pas profiter de cette formidable ouverture sur le monde qu'est Internet pour inviter tous ceux - et celles - qui aimeraient bâtir en ligne un roman ? Et ce, en dehors de toute contrainte d'espace. La découverte fortuite de "cafewiki" m'a décidé à agir. Venez compléter les premières lignes de ce qui devrait devenir "notre roman". Trois règles : jouer le jeu en prenant en compte ce qui a déjà été écrit (but à atteindre : écrire "une histoire qui se tienne "), ne pas dépasser cinq (5) lignes d'écriture à chaque visite et laisser son pseudo dans la liste figurant juste avant le texte. Bien évidemment, l'histoire évoluera au cours du temps, en fonction de notre imagination. Vous pouvez m'adresser un message à l'adresse suivante : vaimoana@free.fr Il me sera alors possible de vous communiquer les coordonnées de mes sites professionnels présents sur le web. A très bientôt. Vaimoana Liste des intervenants · vaimoana · navy · pasgrave · subtile · tortue895 · p.37 · Rolande · rosemarine · darkking · Tom · Fidji · darkking · navy · hello Ce matin, John se réveille de très mauvaise humeur. Les nouvelles du monde que son vieux radioréveil distille depuis bientôt cinq minutes, ne sont pas des plus gaies, comme d'habitude… Il se frotte le torse et bâille à s’en décrocher la mâchoire. Le robinet de la cuisine égrène ses « plouic…plouic…plouic… ». D’un geste machinal, il saisit son paquet de cigarettes sur la table de nuit. Trop rapidement, la fumée envahit la pièce. Il lui faudra attendre l'absorption de trois tasses de café bien serré pour que ses pensées parviennent à se concentrer sur les événements de la veille… Qui, mais qui donc, alors qu'il n'avait consacré qu'une petite heure à son banquier en cette fin d'après-midi, avait eu l'audace de repeindre et ce, de manière très professionnelle, sa 203 décapotable, à l’origine d'un bleu gris acier, en un rose fuchsia à la limite du mauvais goût ? Sans doute devrait-il constituer mentalement deux listes : celle des petits plaisantins un peu lourdauds de son quartier et celle, beaucoup plus longue, de ses détracteurs potentiels. Se livrer à un tel exercice supposerait qu'il se munisse d'une fiche cartonnée et d'un crayon. Mais John est un détective privé fantasque, intuitif et rêveur. Finalement peu enclin, en cet instant précis, à rassembler ses idées, il préfère se rendre sur son lieu de travail situé au rez-de-chaussée. Ce faisant, il pense à Pamela, sa secrétaire hors pair, mais tellement inaccessible… Il pénètre dans son bureau et laisse la porte entrouverte. Dans quelques minutes, il lui faudra bien lui montrer le bristol retrouvé la veille non loin de son véhicule, sur lequel ont été griffonnés à la hâte ces quelques mots : « faites attention, toi et tes proches… ». Il est habitué à recevoir des menaces, ce sont les risques du métier. Ce qui l'inquiète, c'est que l'affaire sur laquelle il travaille depuis quelques semaines n'a - a priori - rien d'exceptionnel : elle concerne le vol, chez un richissime homme d'affaires de la région parisienne, d'un tableau de Rudolf ERNST représentant une scène orientaliste. La rubrique "objets volés" du site Internet de la gazette Drouot s'en était d'ailleurs fait l'écho. Un bruit, habituel : la porte d'entrée de l'immeuble qui grince toujours autant. "Bon sang, je perds trop de temps avec mes pensées. Et voilà Pamela qui arrive déjà !". Dans l'entrebâillement de la porte apparaît une chevelure brune. Sa main gauche saisit son pistolet. Pam n’est pas brune… enfin, pas tout à fait… L'inconnue voit son arme mais ne dit mot. Elle doit avoir dans les 30 ans et porte sur le nez cette sorte de monture de lunettes qui donne à toutes les femmes, pourvu qu’elles passent quelques heures au soleil, un faux air de ces actrices des années 50. Elle introduit sa main dans la poche intérieure de la veste de son tailleur, en sort une enveloppe et toujours sans un mot, la lance en direction du bureau de John qui range alors l'arme dans son holster. Il scrute l'enveloppe d'un regard furtif. Il retient son souffle, se crispe. En peu de temps, un froid pénétrant envahit la pièce encore faiblement éclairée par les premières lueurs du jour. John n'a pas le temps de relever les yeux que l'inconnue a déjà disparu, laissant comme seule trace une odeur de citron. "Mademoiselle !". Il bondit, il court pour la rattraper : son sixième sens de détective lui dit qu'elle n'est étrangère ni à l'acte de vandalisme dont il a été victime quelques heures plus tôt, ni à l'affaire du vol de tableau. Dans le couloir, personne. Dehors dans la rue, personne. La jeune femme s'est bel et bien volatilisée, inutile de perdre son temps à la chercher davantage. Il promet de se rappeler cette odeur et décide d'aller examiner attentivement le contenu de l'enveloppe qui lui donnera peut-être quelques indices supplémentaires. La porte de son bureau passée, il perçoit un bruit familier, celui d'un chien qui recule. Avant qu'il ait le temps de se retourner pour voir le propriétaire de l'arme - semble-t-il de gros calibre -, ce dernier l'apostrophe : "Si tu te retournes, tu es mort ! Mais mort, tu ne me sers plus à rien !". "Qui êtes-vous, et que me voulez-vous ?". L'homme paraît déterminé. "Je vous connais ?". "Bien sûr qu'on se connaît, et depuis fort longtemps !". John identifie alors l'intrus à son très léger accent : c'est Raùl Lhiback, son camarade de promotion qu'il n'a pas vu depuis bientôt trois ans. "Pourquoi cette blague ? Je ne te reconnaissais absolument pas ! Tu es inconscient ! J'aurais pu te tuer ! ". Alors qu'il reste debout, John invite Raùl à prendre place dans l'inconfortable et rustique fauteuil qui lui fait face… Il a toujours apprécié le fait de garder le contrôle de la situation… "Dis-moi, John, qui est cette jolie brune qui s'est échappée de ton bureau il y a quelques minutes ? ". " J'aimerais bien le savoir ! ". " Attends, on ne me la fait pas à moi ! Tu étais déjà un sacré séducteur quand je t'ai connu ! ". " Écoute, je ne plaisante pas, cette fille que tu as vue m'a laissé une enveloppe dont je me proposais de vérifier le contenu après qu'elle se soit échappée comme une voleuse… Où est donc passée cette enveloppe ? Tu ne trouves pas que ça sent le citron, ici ? Écoute, il se passe des choses vraiment étranges autour de moi depuis quelques jours. J'ai l'impression d'être surveillé ! ". Raùl sort de la poche droite de son costume une petite boîte cylindrique dont il extrait un cigare. Tandis qu'il se concentre à l'allumer, il prononce avec un large sourire ironique : "Mais dans ton travail tu dois y être habitué, je te rappelle que tu as toujours eu besoin de stress pour réussir tes exams". Cette remarque laisse à John une impression étrange.

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